Qui perd gagne: Le Feuilleton, Le Chapitre Quatre(1957)

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Qui perd gagne: Le Feuilleton, Le Chapitre Quatre(1957)


“Star Cine Roman”, 1 February, 1957.

Dès le lendemain matin, les jeunes gens se préparent à revoir Monsieur Dreuther qui doit servir de témoin à leur mariage. Trois du quatre fois déjà, ils ont demandé au bureau si rien n’était arrivé pour eux, mais chaque fois sans succès. Ce silence leur paraît de plus en plus étrange, bien qu’aucun d’eux ne se décide à en parler le premier …

Cary: On serait jolis, s’il nous avait oubliés …

Tony: Pas plus tard que hier, tu voulais qu’il retarde son arrivée …

Tony feint d’oublier ce qui, depuis hier, a bien pu faire changer d’avis la jeune fille.

Cary: D’accord, mais hier, c’était une autre histoire. Il faut absolument que nous nous marions aujord’hui…

Tony: Ecoute, ma chérie … il n’y á rien de plus merveilleux que le jeu pour se calmer les nerfs. On essaye?

Cary: Ce n’est pas raisonnable …

Tony: Je sais, mais ça nous aidera’à tuer le temps. Disons qu’on ne risquera pas plus de cinq cents francs …

Ills arrivent bientôt au casino, encore presque désert à cette heure de la journée … la salle n’a plus rien de l’animation de la veille, mais la vielle dame est déjà à son poste …

Tony: Eh, vise la dame avec chapeau plein d’oiseaux. On dirait qu’elle en a encore couvé d’autres depuis hier.

Cary: Je n’aurai pas de paix, avant d’avoir découvert à quelle époque, remonte ce couvre-chef …

Tony: Alors, on tente le sort?

Cary: Allons-y! J’ai envie de tout miser sur la date de mon anniversaire …

Mais ils ne misent pas tout sur le même numéro, comme le voulait Cary … car le cerveau mathématique de Tony a divisé l’enjeu de façon a équilibrer les chnces de gain . La petite boule tourne, tandis les croupiers lancent leurs monotones annonces … Tony est trés curieux de voir si des prévisions basées sur des calculs scientifiques, peuvent avoir un résultat satisfaisant … Cary, elle, récite à voix basse les formules magiques qu’elle employait, quand elle était enfant. Le calcul des probabilités a équilibré les gains et les pertes … une fois les comptes faits, Tony constate un déficit de cent francs. Mais, Cary ne voit que les gains, ce qui l’excite considerablement …

Cary: Tu as gagné, Tony, tu as gagné! … Tu devais inventer un système pour jouer …

Mais il faut du temps à Cary, pour qu’elle comprenne que le seul moyen de gagner est de ne pas jouer. De toute façon, la roulette aide à tromper leur attente pendant un bon moment. Vers une heure l’après-midi, ils vont sur la terrasse qui domine le port, et Tony pousse un cri.

Tony: Le yacht! N’a-t-il pas une cheminée blanche? Regarde bien si tu peux voir les couleurs du pavillion!

Cary: Crois-tu que ce soit celui de Dreuther?

Tony: Bien sûr, ça doit être lui … j’en ai vu des photographies dans les journaux … oui, oui, c’est bien le yacht de Dreuther!

Sûrs maintenant de l’arrivée de leur protecteur, ils se précipitent à l’hôtel, et s’habillent pour la cerémonie nuptiale. Puis ils descendent au Bureau …

Tony: Voulez-vous nous annoncer à monsieur Dreuther!

Clerk: Mais monsieur Dreuther n’est pas arrivé, Monsieur. D’habitude, il nous annonce son séjour au moins une semaine à l’avance. Je ne crois pas qu’il doive venir à Monte-Carlo.

Tony se sent terriblement abattu par la nouvelle, mais Cary réagit promptement.

Cary: Quels idiots nous sommes! Si Monsieur Dreuther voyage sur son yacht, il n’a pas besoin d’hôtel! Nous devrions aller au port … mais maintenant nous n’en avons plus le temps … courons à la Mairie … je suis sûre que monsieur Dreuther nous y attend!

Ils se précipitent vers la porte, où Cary avise une voiture à cheval qui passe lentement.

Cary: Arrête-la, Tony. Arrête-la. Je veux arriver à la Mairie en voiture!

Tony se lance à la poursuite de la voiture, dont par chance, les chevaux n’ont aucune envie de courir … comme le conducteur ne semble pas avoir remarque les appels désésperés de Tony, le jeune homme monte à l’assaut de la diligence d’une manière qui serait fort remarquée dans un western … La voiture s’arrête, et les deux jeunes gens y grimpent rapidement mais ils doivent perdre ensuite de précieuses minutes pour expliquer au cocher leur destination. Les chevaux attaquent sans hâte la montée qui est une des plus aux deux fiancés, s’ils n’étaient pas dévorés d’angoisse à l’idée d’être en retard. Et l’impatience arrache à Tony des paroles dangereuses …

Tony: J’ai l’impression que nous avançons à la cadence d’un enterrement plutôt qu’à celle d’un mariage …

Cary: Tony! Ne dis pas des choses pareilles! Ça port malheur!

Tony: Cherie, je t’en prie, ce n’est pas le moment d’être superstitieuse!

Cary: Ne crois pas que toutes ces superstitions soient stupides. Le destin nous envoie par elles de mysterieux messages, qui sont peut-être chargés de nous préparer …

Tony: Eh bien allors, préparons-nous à être en retard, parce que à cette allure, nous n’arriverons pas à la mairie avant minuit. Et tout ça, parce que ce matin, tu auras néglige peut-être de sacrifier un poulet aux Deux.

Cary: Tu crois nous aurions dû le faire. Je t’en prie, ne plaisante pas avec ces choses! Si tu as peur d’arriver en retard, pour quoi ne nous mettrions nous pas à courir?

Malgré les craintes de Tony, le destin ne leur est pas tout à fait contraire, et ils arrivent à temps à la mairie, où ils se marient sans autre difficulté que celle de trouver deux temoins d’occasion, étant donné que de Monsieur Dreuther il n’y a pas la moindre trace les jeunes époux sortent du modeste bureau, unis pour la vie et terriblement émus, malgré l’absence de toute solennité. D’autant plus émus, d’ailleurs, que la disparition de Monsieur Dreuther meance de leur faire connaître de terribles difficultés. Ce qui n’empêche pas Cary de ressentir profondément toute la poésie du moment. Ses yeux se perdent dans son rêve, tandis que Tony ne peut s’empêcher de retourner a ses préoccupations …

Tony: A quoi penses-tu encore?

Cary: Je me raconte une histoire, Tony. Une histoire où deux amoreux se marient tandis qu’un monsieur à écharpe tricolore leur dit d’étranges paroles: “Dans, la richesse et dans l’adversité, dans la bonne et dans la mauvaise fortune …”

Malgré l’arrivée manquée de Monsieur Dreuther, tout pourrait encore s’arranger si l’ineffable Monsieur Clerk n’avait pris à part Tony, à son retour à l’hôtel, pour lui présenter sans plus de façons la note. Quand Tony pénètre dans l’appartement royal, il trouve Cary délicieusement bien disposée envers son légitime époux tandis que le jeune homme paraît assez distrait …

Cary: Ma chérie, comme tu as été long … mais qu’as-tu?

Tony: J’étudie un problème.. Sais tu que nous aurions dépensé quarante-cinq mille francs en deux jours?

Cary, bien autrement occupée, semble à peine comprendre de quoi il s’agit.

Cary: Mon trésor, ne pensons pas à ça maintenant.

Tony: mais si … ça, me préoccupé énormément … quarante-cinq mille francs en deux jours! C’est pas possible, il doit y avoir une erreur. Laisse-moi contrôler un peu, veux-tu? En cherchant bien, les coises finissent toujours par s’arranger et les chiffres à obéir.

Cary: Voyons: un, deux, trois …

Le quatre est un bon exemple de mathématiques féminines qu’en d’autres temps Tony eut apprecié à sa juste valeur. Malheureusement, il est plus preoccupé du vide presque complet de son portefeuille maintenant qu’il a réglé la note, que de tout autre problème … mais Cary sait être une épouse irrésistible, bien plus que Tony ne sait rester un mari consciencieux …

Tony: Chérie, pourquoi as-tu fait monter un dîner aussi magnifique, avec homard et champagne?

Cary: Parce que je mourais littéralement faim …

Mais le lendemain, la lumière du jour éclaire encore, plus cruellement le problème, et Cary aussi s’inquiète. Dreuther ne semble pas avoir la plus petite intention d’arriver.

Cary: Ce type-là doit être un joli bonhomme …

Tony: Je t’assure qu’il n’oublie rien quand il y va de ses intéréts … crois-tu qu’il nous aurait laissés tomber comme ça, si nous avions été des gens importants?

Elle a fini de parler, qu’un facteur leur appporte un telegramme qui Tony s’empresse de lire à haute voix, ce qui permet à un curieux personnage, assis dans une voiture d’infirme, d’écouter avec intéret…

Tony (reading aloud): Réponse a votre télegramme de ce matin Dreuther est sur son yacht stop ordre formel de ne le déranger que pour cas urgents sop Impossible vous aider stop Bullen. Bien entendu, pour Dreuther, nous ne sommes pas un cas urgent.

Man: Quels sont vos rappports avec Dreuther, jeune homme?

Tony, stupéfait, répond à l’étrange vieillard qui l’à interpelle.

Tony: Dreuther est mon directeur, pourquoi?

Man: Si vous êtes a la S.I.F.A., c’est moi qui suis votre directeur. Je suis Alain Boles, le troisième actionnaire et le véritable arbitre de la Sociéte. Croyez-moi, ne donnez jamais votre confiance à Dreuther, at maintenant, appelez-moi, mon infirmière …

Faisant bon visage à mauvaise fortune, Tony obéit …

Tony: Le vieux, Monsieur vous désire, madamoiselle.

Nurse: Encore? Il est pire qu’un enfant avec ses éternels à table … qu’est-ce qu’il peut manger!

Depuis qualques secondes, Cary adresse d’étranges signes à son mari … une fois l’infirmière partie, elle s’approche pour lui dire que le directeur de l’hôtel les observe d’une façon inquiétante …

Cary: J’ai peur qu’il n’ait l’intention de nous redonner la note … allons-nous en, nous dînerons, au Casino, de café et de petits pains …

Une fois en sûreté au casino, Cary s’informe du vieux monsieur.

Tony: C’est celui qu’on appelle l’autre à la S.I.F.A. Un troisième associé qui, avec son paquet d’actions, peut favoriser soit Dreuther, soit Blixon. Practiquement, il est l’arbitre de la situation.

Ayant décidé que boles ne pouvait leur être d’aucun secours, les deux jeunes époux se mettent à table devant une mélancolique collation de pain et de café.

Tony: A ce régime, nous ressemblerons vite à des squelettes ambulants …

Cary: Tu as vu la dame au chapeau? Qu’en dirais-tu, si je limitais?

Tony: Je n’ai pas envie que ma femms se mette à mendier!

Cary: je suis ta femme depuis si peu, que tes préférences ne comptent pas encore beaucoup … d’ailleurs, que ferons-nous si nous ne trouvons pas un moyen quelconque de nous en sortir?

Tony: On ira en prison, Cary! Je pense que la prison de Monte Carlo doit avoir ma même gestion que la Casino … on y jouera à la roulette …

Cary: Ne plaisante pas, je t’en prie … dis, si tu demandais à ce vieux Monsieur de nous prêter quelque chose? Après tout, lui aussi est ton directeur, et un directeur est un peu responsable de ses employés, non? De plus c’est son collegué qui nous a mis dans le pétrin…

Tony: Tu te fais des illusions! C’est le genre de types qui ne prêtent pas un centime sans de sérieuses garanties. Il est plus dur que Dreuther et Blixon réunis … s’il en était autrement, il y a belle lurette que l’un ou l’autre aurait fini par lui acheter ses actions …

Cary: Mais il doit y avoir un moyen de sortir de là, Tony!

Elle a à piene fini de parler, qu’un des habitués de la salle les aborde avec d’infinies cérémonies …

Man: Je suis vraiment imperdonnable de vous déranger … excusez-moi, mais je crois que je puis vous fournir le moyen que vous cherchez anxieusement. J’ai mes raisons de croire que la fortune vous a trahis … et je suis porteur d’excellentes nouvelles pour vous …

Les deux le prennent immédiatement pour un messager de Dreuther …

Tony: Nous partons?

Man: Oh non! Je pense au contraire, que vous ferez mieux de rester. J’ai mis au point un système parfait pour gagner à la roulette. Eh bien, je suis prêtà vous le céder pour la misérable somme de dix mille francs …

La proposition de l’homme toute étranger qu’elle paraîsse à Cary intéresse vivement Tony.

Tony: Monsieur, je vous assure que je serais ravi d’avoir dix mille francs et de pouvoir acheter votre système qui, de toute manière, me tente beaucoup. Je ne puis guère vous en offrir plus qu’un verre de whisky à prendre ou à laisser …

Man: Un verre de whisky? Mais Monsieur, c’est absurde …

La discussion s’anime, et l’individu finit par céder. Pendant que Tony commande le whisky. Cary se décide soudain à tenter le sort, toute seule …

Cary: Voulez-vous dire à mon mari que je reviens toute de suite?

Man: Avec plaisir, Madame.

La petit verre qui lui tend Tony, décoit fortement le joueur, qui comprend cependant qu’il n’a rien d’autre à espérer du jeune homme.

Man: Votre femme vous fait dire qu’elle va revenir tout de suite.

Tony: Bien, voici votre whisky. Et maintenant, à votre fameux systéme.

L’homme sort de sa poche un crayon et un morceau de papier, sur lequel il trace une sorte de diagramme …

Man: Voici, c’est enfantin. Vous misez sur un numéro, mettons, le dix-neuf. Une fois le dix-neuf sorti, tout devient clair comme de l’eau de roche … vous inscrivez vos gains sur l’une des transversales de six numéros …

Tony: Et si le dix-neuf ne sort pas? Ça peut durer des siècles …

Man: Mon cher Monsieur, c’est justement pourquoi il faut un capital! Moi, j’aváis cinq millions. Si j’en avais eu dix, je ne serais pas ici, en train de vendre un système aussi pour un verre de whisky!

Tony: D’accord. Continuez!

Le génie mathématique de Tony se sent fasciné par la danse des chiffres apparemment absurdes, que l’homme lui fait miroiter devant les yeux. Le jeune homme comprend immédiatement les possibilités et les déficiences du système, mais ce qui le prend tout entier ce n’est pas tant l’appât du gain que l’attraction d’un problème mathématique inédit. Et Tony s’y plonge rageusement … en s’appuyant au bar …

Tony: Garçon, un whisky … non, un café. Non, mieux, un verre d’eau fraîche …

Cependant Cary, qui a étudié attentivement la technique de la dame au chapeau, se jette résolument à l’eau. Mais elle comprend vite que quelque chose doit lui avoir échappé … car elle ne fait qu’essuyer des refus. Dans le meilleur des cas, son geste est interprété d’une façon fort équivoque.

Man: Bien, ma petite, mais pas maintenant. Et surtout, fais bien attention de ne pas te faire voir de ma femme, la dame derrière nous, avec avec le chapeau vert. Retrouvons-nous dans un quart d’heure sur la terrasse.

Cary: Mais, je voulais seulement un jeton …!

Le genre d’activité à laquelle Cary semble se livrer, est rigoureusement défendu à l’intérieur de la salle Et c’est pourquoi un employé finit par s’approcher de la jeune femme avec une ferme courtoisie …

Man: Je crois, Madame, qui vous avez assez joué ce soir … Vous feriez mieux de sortir …

Cary tente inutilement d’expliquer que son mari est le jeune homme accoude du bar. Tony, d’ailleurs, ne s’aperçoit de rien, pas plus qu’il n’entendrait une bombe exploser dans la salle. Il est tout entier a ses calculs, tandis que sa femme est en train de se faire expulser ignominieusement …mais, dans la salle, il y a quelqu’un qui, la voyant dans l’embarras, se précipite à son aide …

Philip: Puis-je vous être utile? Je sais ce que c’est quand la chance vous a abandonné …

Cary: Non, non, il ne s’agit pas de ça … je ne joué jamais!

Cary reconnaît le jeune anglais malchanceux, mais décide d’adopter une attitude d’épouse irréprochable …

Cary: Je vous remercie mais je ne peux accepter les services d’un inconnu …

Philip: Et bien, je serai enchanté de faire votre connaissance … c’est bien pour cela que vous m’avez fait signe, non?

Il n’en faut pas plus pour convaincre les employés du casino de leur bon droit. Si bien que l’un d’eux la prend par le bras …

Guard: Je crois Madame, qu’il me faut vous accompagner jusqu’à la sortie …

Cary: Mais, je ne faisais pas signe à cet homme, j’appelais mon mari, là … Tony! Tony!

Tony est tellement absorbé qu’il n’entend même pas les appels désespérés de sa femme. L’anglais doit le secouer vigoureusement pour attirer son attention.

Philip: Eh! Votre femme voudrait vous parler! Elle vous attend devant le Casino …

Tony: Ma femme? Mais je ne suis pas marié.

Le jeune homme semble di satisfait des paroles distraites de Tony, que celui-ci finit par revinir à la realité.

Philip: Vous n’êtes pas marié? Voulez-vous dire que cette délicieuse enfant n’est pas votre femme?

Tony: Comment, n’est pas ma femme? Et qui vous a dit que ce n’était pas ma femme? Et d’abord, qu’avez-vous à faire avec elle?

L’incident n’est clos que que par le récit complet des évenements, et le retour du couple à l’hôtel, ou ils ont pris une chambre moins coûteuse. Tony est profondément irrité de la conduite de sa femme, et Cary n’est pas plus contente que lui.

Tony: Te rends-tu compte que, par ta faute, nous ne pourrons plus mettre les pieds au Casino?

Cary: Ça m’est égal. De toute façon, je ne veux plus y retourner! Cet Anglais m’aura remarquée, pendant que j’essayais d’imitir la dame au chapeau, et il m’aura mis dans le même sac qu’elle!

Tony: Ce qu’a bien pu penser ton jeune Anglais m’est parfaitement indifférent … je crois pouvoir mettre au point un systéme pratiquement infaillible!

Cary: Qu’est-ce que tu dis? Les élucubrations du bonehomme du bar t’ont monté à la tête!

D’un air inspiré, Tony repousse ses railleries, et Cary en est profondément blessée. L’enthousiasme de Tony pour le jeu lui semble la pire des mesadvantures de ce premier jour de leur vie conjugale!

Tony: D’accord, le type du bar n’est qu’un charlatan, qui ne comprend rien aux chiffres. Mais moi, c’est différent … je t’assure, Cary, pendant qu’il pérorait, j’ai entrevu le plan d’une martingale infdaillible. Vois-tu – 19 n’a pas de racine carrée!

Cary: Mais Tony, qu’as-tu? Serait-ce le jeune? Comment pourras-tu te soigner, so nous n’avons pas d’argent …

TO BE CONTINUED


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